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L'enseignement supérieur, un levier pour réduire les inégalités dans le monde professionnel

L'enseignement supérieur, un levier pour réduire les inégalités dans le monde professionnel

La loi « Avenir professionnel », un pas vers la parité ?

Le 1er mars 2019 est entrée en vigueur l’obligation, pour les grandes entreprises, de publier leur « index », un indicateur avec une note globale sur 100 décomposée en plusieurs critères sur la parité femmes-hommes. En dessous des 75 points, l’entreprise dispose de 3 ans pour améliorer sa situation sous peine de sanctions financières. Cet index s’inscrit dans la dynamique insufflée par la loi « Avenir professionnel » adoptée en 2018, qui stipule la suppression des écarts de salaires entre les femmes et les hommes au sein d’une entreprise, avec une obligation de transparence sur le sujet. 

Cette loi « Avenir professionnel » apparaît comme un outil nécessaire de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, notamment à la sortie des études. Selon une étude de l’APEC, 70% des femmes ont obtenu un CDI deux ans après leur diplôme, contre 83% des hommes. Les femmes sont également moins nombreuses aux postes de cadre, et dans les secteurs scientifiques et techniques (découvrez notre actualité sur le sujet). À compétences égales et diplômes égaux, les inégalités persistent et amènent à se questionner sur le rôle des établissements d’enseignement supérieur dans la lutte contre ce phénomène. 

 

Réduire les inégalités au sein des établissements d’enseignement supérieur

Des initiatives sont mises en place dans les établissements français et francophones pour soutenir la parité et réduire les inégalités. A titre d’exemple, un « prix de l’élève ingénieure Maghreb » a été lancé par l’AUF et la Conférence des Directeurs des Ecoles françaises d’Ingénieurs, et récompensé une élève ingénieure dont le parcours et les ambitions sont un exemple. Mais le problème est également présent dans les directions des établissements d’enseignement supérieur : en effet, sur les 214 grandes écoles membres de la CGE (Conférence des Grandes Écoles) seulement 33 femmes dont directrices, et 12% des présidents d’université élus étaient des femmes en 2018.

 

« Tout comme l’anglais s’apprend, l’égalité s’apprend »

Dans une Tribune au « Monde », les consultantes Agathe Cagé et Elsa Guippe appellent à la créativité dès l’enseignement supérieur pour mener à la parité au travail. Leur proposition ? Intégrer, dans les concours écrits et les oraux du baccalauréat et des écoles d’enseignement supérieur un volet sur l’égalité femmes-hommes. Par des QCM, des études de cas ou des mises en situation, les élèves et futurs étudiants seraient alors emprunts à réfléchir sur ces problématiques en amont, ce qui les sensibiliserait à cet enjeu majeur. Les deux consultantes déclarent que l’égalité s’apprend, au même titre que l’anglais, et qu’elle doit faire partie des cursus scolaires pour être naturellement réduite dans le monde professionnel. 

 

Pour aller plus loin…

Saviez-vous qu’une plus grande égalité femmes-hommes permettrait d’augmenter le PIB mondial de 3,9% ? En effet, selon un rapport du Fonds monétaire international publié en mars 2019, les inégalités salariales engendreraient des pertes économiques atteignant jusqu’à 10% du PIB d'un pays. Découvrez l’article de Novethic sur le sujet.

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