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Le design thinking investit les plus grandes universités françaises

Le design thinking investit les plus grandes universités françaises

Pour répondre aux standards internationaux en matière de formation et d’innovation, le design thinking (pensée design) semble être le nouveau cheval de bataille des établissements d’enseignement supérieurs français. D’abord né dans les années 50 grâce au publicitaire américain Alex Osborn, le design thinking fait l’objet d’un programme universitaire à l’Université de Standford dès les années 60. La méthode prônée par la « pensée design » est de repenser les processus de création et de management en entreprise par le design. Autrement dit, le design thinking vise à s’inspirer du mode de pensée des designers pour résoudre une problématique d’innovation, dans tous les domaines.



Aujourd’hui, cette approche s’invite dans l’enseignement supérieur français avec le développement de programmes innovants. Initié par Strate (Ecole de design à Sèvres et Paris), Centrale Paris et l’ESSEC, le programme CPI (Création d’un Produit Innovant) a été le premier à intégrer le design thinking dans une formation universitaire. Ce programme qui fête cette année ses dix ans vise à rassembler les étudiants de différentes disciplines autour du design thinking pour favoriser l’innovation et la transversalité, à la croisée de l’ingénierie, du business et du design. Mais il a surtout pour ambition de développer des collaborations avec le monde de l’entreprise. A ce titre, chaque année, de grands groupes tels que La Poste, Orange ou Thalès confient des projets à des équipes d’étudiants pluridisciplinaires de ce programme qui présentent leurs résultats lors du « Trade Show » annuel.
L’Ecole des Ponts ParisTech a, elle, donné récemment naissance à un programme entièrement dédié au design thinking, en collaboration avec plusieurs écoles d’ingénieurs et d’architecture. Baptisé Paris-Est D-School, ce projet d’un nouveau genre fait collaborer des étudiants de différentes disciplines sur des projets soumis par des entreprises dans un environnement de travail spécialement aménagé pour encourager la créativité et favoriser l’émergence d’idées innovantes. L’établissement a bénéficié d’une dotation financière après avoir gagné une Idefi (Initiative d’Excellence en Formations Innovantes) et peut compter l’Université de Standford parmi ses partenaires.



A Toulon, près d’un million d’euros a été investi par Kedge Business School, l’Institut Supérieure de l’Electronique et du Numérique (ISEN) et le Conseil Général du Var pour lancer un « Innovation-Lab ». Cet espace de création de 700m2 à crée les conditions idéales pour que les étudiants de plusieurs filières développent de manière collaborative un projet innovant, du concept jusqu’au prototype. Cet I-Lab n’est pas sans rappeler le centre de codesign de l’école d’ingénieurs lilloise ISA où étudiants et entreprises extérieures travaillent ensemble sur des projets novateurs, notamment dans le domaine du développement durable.



Autant d’initiatives qui mobilisent le design thinking comme moyen d’innover ensemble en faisant dialoguer plusieurs compétences disciplinaires. Selon Hervé Casiglia, directeur de Kedge Design School, la percée de cette approche dans les établissements d’enseignement supérieur français répond à une demande croissante des entreprises. Dans un contexte où la course à l’innovation est déterminante pour accroitre la compétitivité des grandes entreprises françaises, le design thinking apprend aux ingénieurs et aux managers de demain à être toujours plus innovants et disruptifs.
 

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